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Dans quelques semaines, LCL
affichera son résultat concernant l’exercice 2011. Malgré une
conjoncture difficile, le bénéfice devrait être « confortable ».
Pour autant, les négociations
salariales ont été un échec au nom de la solidarité du Groupe et
du manque de visibilité sur les prochaines années.
Le paradoxe de la Direction, c’est
qu’elle maintient, à peu de choses près, les mêmes attentes de
résultats financiers pour 2012 et 2013. Comme cela ne pourra pas
être fait sur la progression d’ouverture de comptes et de
crédits, nos dirigeants prévoient de maîtriser encore plus les
charges via :
- La réduction de 50% du
programme d’ouverture de nouveaux points de vente
- Le gel des effectifs au niveau de décembre 2011
- La chasse au « gaspi » mais y en a-t-il encore chez LCL !
A ce jour, rien n’est véritablement clair sur les
progressions salariales ou sur
le niveau exact des investissements.
Pour la CFDT, cela augure
d’effectifs toujours « à la limite de la rupture » et de
pressions commerciales, notamment pour accroître la collecte.
Plus généralement, tout le monde s’accorde à dire que la
conjoncture financière se retrouve dans un modèle inédit comme
le prouve l’extrême volatilité des marchés financiers et les
hésitations de nos gouvernants. Dès lors, y a-t-il encore du
sens à vouloir afficher des rendements sur fonds propres de plus
de 12% ? La notation de LCL ou le cours de bourse du Crédit
Agricole sera-t-il profondément impacté si le coefficient
d’exploitation de LCL ne baisse pas significativement ?
Nous pensons que d’un point de vue
stratégique, un écart de 150 Millions d’Euros d’affichage ne
changera pas le destin de LCL. Socialement parlant, cet écart
est beaucoup plus évident car cela représente 3000 emplois en
plus et des impacts certains sur notre organisation, nos
conditions de travail et la satisfaction de notre clientèle et,
au final, sur notre taux d’attrition.
A méditer car, selon les propres
chiffres de notre Direction, l’écart de LCL
avec ses principaux concurrent dans ce domaine représente 300
millions d’euros de PNB récurrent…
Philippe Salomé
Délégué Syndical National CFDT LCL
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